jeudi 4 juin 2009
Comme un souffle d'aile
Puisqu'il faut que la vie soit ainsi
Puisque le temps des cerises ne reviendra plus
Puisque le jour succèdera au jour
Et que la nuit couvrira de sa robe sombre un demain que je ne maîtrise pas
Puisque ton rire a lézardé mes doutes
Puisque la vie est ainsi faite...
Je pars serein.
Je veux me souvenir du vent qui envole les jupons soyeux des filles d'avril
Du goût acidulé d'un pamplemousse rose
De la fragrance fleurie d'un matin de printemps
De la chaleur velours d'un chat endormi près du feu
De l'envol des goélands cendrés sur le lac Huron
De ton regard posé sur moi.
Je t'aime tant.
Puisque la vie est ainsi faite
Puisque le grand géomètre stoppe là ma route
Puisque le monde valsera tout de même
Puisque tu sais ... tout de moi.
Puisque qu'il faut que la vie soit ainsi...
Je pars serein.
Et si d'aventure, au détour d'un rêve, tu sens sur ta peau comme une caresse légère, comme un souffle d'aile, dis-toi que c'est mon cœur qui vient te border, t'envelopper, t'accompagner. Alors laisse-toi embarquer dans un songe éthéré, et voguons de concert sur les flots qui m'abritent, le temps d'une courte nuit d'été...
à mes 16 collègues disparus
aux 212 passagers...
Qu'ils voguent en paix.
Ta prose, lecteur :
Ils étaient 16 finalement...
Pati, je suis si triste, mais tu le sais on en a parlé.
Qu'ils voguent en paix, oui. Et toi aussi maintenant.
J'ai pensé à toi, depuis quelques jours, naturellement, et à un texte que tu avais écrit sur ton métier, peut-être dans le cadre d'un marathon? Ou de ton blog? Je ne sais plus...
quel hommage touchant ...
tendres pensées.
merci à vous trois. du fond du coeur
Un truc à dire ?
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