Les Mots de Pati

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jeudi 16 juin 2011

Rêve d’enfant

Ce sont d'abord de larges à-plat blancs, puis de longues trainées bleu roi parsemées de légères touches turquoises.
Et le ciel apparait, dégradé cotonneux et sublime.

Le pinceau s'imbibe de bleu sombre et les cimes se détachent en courbes langoureuses.
Un vert profond habille les abrupts ; la forêt dense, touffue, dessine aux montagnes un décolleté généreux : une vallée en clair-obscur vient souligner la beauté des reliefs.

Le premier plan s'anime d'un pointillisme vert tendre ; les arbustes, l'herbe sauvage prennent vie et offrent à l'ensemble une perspective toute en profondeur.

L'ardoise apparait, se marie à la pierre anthracite et la pente d'un toit vient casser la rondeur du paysage. Le minéral tranche sur les feuillages et trace l'empreinte intemporelle du passage des hommes.

Quelques touches d'argent pour les reflets du soleil, un peu de noir pour sculpter les bosquets... elle pose alors ses pinceaux et recule pour apprécier son œuvre.

C'est une petite cabane perdue dans la montagne. Nichée dans la verdure, on pourrait passer juste à côté sans la remarquer.
Elle y jouait, enfant.
Et y passait des heures, le regard ancré sur les sommets, à rêver qu'un jour, elle serait peintre.

la cabane

Pour Kaléïdoplumes

Posté par patitouille à 07:56 - Prose poêtique - Commentaires [0] - Permalien [#]

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